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Bilan statistique · SSMSI · édition 2026 — données 2025

Qui sont les personnes mises en cause ?

Chaque année, la police et la gendarmerie identifient des auteurs présumés d'infractions : les mis en cause. Ce site explore leur nombre, leur évolution et leurs caractéristiques — âge, sexe et nationalité — pour 18 indicateurs de la délinquance enregistrée en France.

Données issues du bilan officiel « Insécurité et délinquance en 2025 » (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure). Champ : France entière. Le volet victimes n'est pas traité ici.
Découvrez aussi la suite : la réponse judiciaire — condamnations, peines et récidive ▸

01 — Le contexte

Une délinquance aux évolutions contrastées

En 2025, les indicateurs divergent : les atteintes aux personnes et les stupéfiants progressent, tandis que la plupart des vols liés aux véhicules et les cambriolages reculent. Filtrez par catégorie et triez pour comparer.

Évolution 2024 → 2025 des faits enregistrés

Lecture : barre = variation du nombre de faits enregistrés entre 2024 et 2025. Puce « 10 ans » = croissance annuelle moyenne 2016-2025. Unité de compte variable selon l'indicateur. Source : SSMSI, Figures 1 & 2.

02 — Le portrait-robot statistique

Des mis en cause jeunes, très majoritairement des hommes

Rapportés à leur poids dans la population, certains groupes sont nettement surreprésentés parmi les auteurs présumés. Trois faits saillants :

Comment lire ces chiffres ?

Un mis en cause est une personne auteur présumé d'une infraction élucidée, pas une personne condamnée. Les parts ci-dessous se comparent toujours à la répartition de la population française (trait de référence) : c'est l'écart qui révèle une sur- ou sous-représentation.

03 — Comparer les infractions

Comparer selon l'âge et la nationalité

Deux angles de lecture, deux onglets. Pour chaque infraction, la barre indique la part du groupe parmi les mis en cause en 2025 ; le trait vertical marque sa part dans la population ; la puce indique l'évolution sur dix ans.

Les mis en cause sont massivement jeunes. Focus sur les mineurs (moins de 18 ans au moment des faits) : leur part recule pour 10 des 18 indicateurs sur dix ans, mais ils restent très surreprésentés dans les vols avec violence.

20 %
des Français ont moins de 18 ans (référence)
34 %
part maximale de mineurs — vols violents sans arme
−15 pts
plus forte baisse en 10 ans — vols dans les véhicules

Où les mineurs sont-ils les plus présents ?

Vols violents sans arme (34 %), vols avec armes (33 %), vols de véhicule (29 %) et violences sexuelles (25 %). À l'inverse, ils sont quasi absents de l'usage de stupéfiants (4 %, −13 pts : effet des amendes forfaitaires, non applicables aux mineurs) et des escroqueries (5 %).

04 — Mettre les chiffres en perspective

Se représenter la surreprésentation

Difficile de « visualiser » qu'un groupe pesant 9 % de la population puisse représenter une part bien plus grande des mis en cause. L'indice de surreprésentation répond à cette question : il compare la part d'un groupe parmi les mis en cause à son poids dans la population. Un indice de ×2 signifie « deux fois plus présent que son poids » — la formulation employée par le SSMSI lui-même.

À interpréter avec prudence — ce que l'indice n'est pas Ce n'est pas un taux de criminalité : il ne dit pas qu'un groupe « commet N fois plus d'infractions ». Il rapporte deux parts et ne neutralise ni l'âge ni le sexe — or les mis en cause sont très majoritairement de jeunes hommes, et les groupes comparés ont des structures d'âge différentes. La population de référence ne compte que les personnes résidant en France : pour certains vols, des personnes de passage (non résidentes) gonflent mécaniquement la part d'étrangers. Enfin, un mis en cause est un auteur présumé, pas une personne condamnée. C'est pourquoi l'âge est proposé ici au même titre que la nationalité.

×1 = présent comme dans la population

05 — Zoom

Focus : violences sexuelles et viols

C'est la catégorie d'atteintes aux personnes qui progresse le plus vite. Deux vues : l'ampleur du phénomène, puis le profil des auteurs présumés.

132 100
violences sexuelles enregistrées en 2025 — +8 % sur un an
50 100
viols et tentatives de viol — +9 % sur un an
+15 %
par an pour les viols depuis 2016 — la plus forte hausse du bilan

Une progression continue, à interpréter avec nuance

Les violences sexuelles augmentent de +11 % par an en moyenne depuis 2016 (viols : +15 %), un rythme parmi les plus élevés de tous les indicateurs. Une partie de cette hausse traduit une libération de la parole et une hausse des signalements et plaintes, et pas seulement celle des faits eux-mêmes.

Évolution 2024 → 2025 des atteintes aux personnes

Barre = évolution 2024→2025 ; puce = moyenne annuelle 2016-2025. Les violences sexuelles et les viols sont mis en évidence. Source : SSMSI, Figures 1 & 2.

06 — Fiche par infraction

Explorer un type d'infraction

Sélectionnez une infraction pour afficher le profil complet de ses mis en cause.

07 — Sources & méthode

À propos de ces données

Origine

Toutes les données proviennent du bilan « Insécurité et délinquance en 2025 — Bilan statistique, édition 2026 » publié par le SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure), notamment sa Synthèse (Figures 1, 2, 7 et 8).

Qu'est-ce qu'un « mis en cause » ?

Une personne entendue par la police ou la gendarmerie et à l'encontre de laquelle sont réunis des indices graves ou concordants attestant qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Ce n'est pas une condamnation.

Précautions de lecture

L'unité de compte varie selon l'indicateur (victime, infraction, véhicule ou mise en cause) : les volumes ne s'additionnent pas en un « total » unique. Les caractéristiques sont des parts, comparées à la population française (Insee, 2025).

Champ & période

France entière (métropole + DROM). Délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales : elle ne couvre ni les faits non signalés, ni la justice. Le volet victimes du bilan n'est volontairement pas repris ici.

Nationalité : ce que la donnée dit (et ne dit pas)

Le SSMSI définit un « étranger » comme une personne ne possédant pas la nationalité française. Il n'existe aucune donnée sur la double nationalité : une personne binationale est comptée comme « française ». « Français » ne présume donc ni de l'origine, ni du lieu de naissance, ni d'une seconde nationalité.